LE MOUVEMENT ETUDIANT





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Rapport de la Commission
Présidentielle

Préface
Chapitre 1
Chapitre 2


FreeSpeech Movement
Discours de Paul Potter
Kent State University
Déclaration de Port Huron
La fin du SDS
Bettheleim et l'occupation de l'université de Chicago

Université de Columbia :

Chronologie
Deux, trois, beaucoup de Columbia  Tom Hayden

Lettre ouverte d'un étudiant au Président Kirk
Columbia par Mark Rudd
Organisation contre activisme
par Mark Rudd

Student Nonviolent Coordinating Committee



Liens

Archives du Free Speech Movement http://www.oac.cdlib.org
/texts/fsm.html

http://www.fsm-a.org/

Free Speech Movement Liens audio
http://www.lib.berkeley.edu/
MRC/pacificafsm.html

Site sur le SNCC
http://www.ibiblio.org/sncc/index.html

Black Student Unions
http://lists.village.virginia.edu/sixties
/HTML_docs/Resources/Primary/
Manifestos/BSU_platform.html

SDS
http://www.sdsrebels.com/index.htm

Le SDS aujourd'hui
http://www.studentsforademocraticsociety.org/

Le site de Mark Rudd
http://www.markrudd.com/index.html

Voir également  l'interview de Mark Rudd sur 






                                                                    

" Notre jeunesse a atteint le moment où elle se propose de se libérer de la domination de ses aînés – de se sentir libre de poursuivre son propre chemin et ses propres buts. . . selon moi, cette déclaration d’indépendance est toute aussi glorieuse que toutes les autres du même type; et le mouvement de la jeunesse qui la symbolise, m’apparaît non comme une menace mais comme un grand espoir pour l’humanité "

Ces paroles n’ont pas été prononcées sur un campus californien dans les années 1960 par un leader étudiant radical mais sont tirés d’un pamphlet intitulé The Revolt of Youth published publié en 1923 par le Dr. John Holmes. (1)

L’agitation étudiante aux Etats-Unis, pour reprendre le terme de l’époque, n’est pas propre aux années soixante. L’étonnant et instructif rapport de la Commission Présidentielle note:

"Le mécontentement étudiant en Amérique n’a pas commencé à Berkeley en 1964, ou avec le mouvement pour les droits civiques au début des années 1960. L’histoire des collèges américains du début du dix neuvième siècle est truffé d’incidents, de désordres et d’émeutes […]
Donc, l’agitation des six dernières années n’est pas aussi surprenante que l’est la tranquillité exceptionnelle des vingt années qui les ont précédé. "

Tout en reconnaissant l’aspect plus politique de la révolte de la nouvelle génération étudiante, le même rapport souligne l’aspect plus prosaïque du mécontentement des campus

"Ces désordres avaient généralement pour cause la nourriture pauvre, les conditions de vie primitives, et les règlements intransigeants.. Aujourd’hui encore, ces plaintes traditionnelles sont à l’origine de plus de protestations sur les campus qu’on ne le réalise généralement. "

Idée reprise par Keith Korcz (2), qui, soulignant que l’histoire populaire est plus souvent faite par ceux qui réagissent à des faits que par ceux qui les réalisent, dégonfle à partir de statistiques, quelques mythes des années soixante, parmi lesquels ceux circulant sur les étudiants.

Une idée reçue est que la plupart des manifestations étudiantes des années 60 avaient pour cible la guerre du Vietnam. Or souligne Korcz, les manifestations étudiantes ne furent jamais dirigées majoritairement contre la guerre. En 1964-65, elles étaient centrées majoritairement sur les Droits Civiques . En 1967-68, pics de la contestation nationale contre la guerre, seulement 38% des manifestations y étaient dédiées. En 1969-70, les questions environnementales arrivaient en tête, et en 1970-71, la contestation se focalisaient majoritairement sur les conditions de vie des étudiants.

Or souligne Korcz, si la question des droits civiques et la liberté d’expression furent bien deux détonateurs de l’agitation des campus, le principal sujet de contestation est à chercher dans les conditions générales de vie dans les universités américaines et les droits des étudiants. Il rappelle à ce sujet que dans les années soixante, pour un(e) étudiant(e), vivre en couple avec quelqu’un sans être marié était une raison suffisante d’expulsion de l’université.




(1)Cité dans The Student Left and Youth Liberation in the U.S.A. par Tom Watts http://prome.snu.ac.kr/~skkim/data/article/files/youth.html

(2)http://www.ucs.louisiana.edu/%7Ekak7409/groovy60s.html




Première édition : mars 2006
Mise à jour :
avril 2007