The Rag - Austin, Texas



Lire, pour plus de détails, Austin, Texas


Clelie Moore Premier logo du Rag 10 octobre 1966

(1) Thorne Dreyer, après avoir écrit les premières années pour le Rag, a déménagé à Houston avec deux autres membres du Rag, Dennis et Judy Fitzgerald, où il a aidé à créer un autre journal Space City News (qui deviendra plus tard Space City!

(2) Citée dans The Rag:A Study In Underground Journalism  Susan Torian Olan 

(3) Citée dans The Rag:A Study In Underground Journalism

(4) What was The Rag

http://www.nuevoanden.com/rag/background.html

(5) Voir Freaknet, d'où est tiré le dessin ci-dessous. 


Times of no money


...nous avons plein d'herbe
et comme nous le savons tous, la dope
vous emmenera dans des temps sans argent
mieux que l'argent ne vous emmenera
dans des temps sans dope ! 

(6) http://www.kerryawn.com/

(7) http://www.samopc.com/jfkln/

(8) 1944-1997 http://www.townesvanzandt.com/

Artiste inconnu The Rag. 31 Octobre 1966.


"Ce jeudi est un jeudi calme la célébration de notre croyance qu'il n'y a rien de mal à s'amuser. Alors nous demandons qu'à l'occasion de ce jeudi particulier tout le monde fasse exactement ce qu'il veut...."
Source photos : http://www.flickr.com/photos/carlos/sets/626122/


Sources et liens

Le Rag hier
http://www.nuevoanden.com/rag/

Le Rag aujourd'hui
http://theragblog.blogspot.com/

Reproductions de dessins parus dans le Rag
http://www.flickr.com/photos/carlos/sets/626122/

What was The Rag ?
http://www.nuevoanden.com/rag/background.html

The Rag:A Study In Underground Journalism  Susan Torian Olan 
http://www.utwatch.org/archives/ragthesis/index.html

History of student activism at the University of Texas (1960-1988) Beverly Burr Printemps 1988

The evolution of The Rag : An analysis of the social, political and technological influences on the birth of one underground newspaper in the 1960s
Marti G. Harvey University of Texas Mai 2010

The Daily Texan 11/07/05
After 30 years ...The Rag comes clean

Le Texas Observer a rassemblé dans ses Hamilton files 450 pages de photographies et documents rassemblés par la police sur les milieux radicaux de Austin.
http://www.texasobserver.org/hamilton_files.php

L'histoire et les posters de la Vulcan Gas Company, nom d'un collectif d'organisation de concert et du lieu où il se déroulait à Austin.
http://www.faculty.missouristate.edu/d/DennisHickey/vulcan.htm

Site de Alan Pogue, ancien photographe au Rag

http://www.documentaryphotographs.com/

Photos 1971-1975 Danny Schweers
http://www.w2mw.org/galleries/Rag1970s/index.htm

Les souvenirs de 28 membres du Rag
http://www.accyes.org/RagStaffMemoirs.asp

Document audio The Rag Radio

L’histoire de The Rag avec Alice Embree, Jeffrey Shero Nightbyrd, Alan Pogue et James Retherford, 


reçus et interviewés par Thorne Dreyer.








:

The Rag - littéralement Le Torchon - est apparu dans les rues d'Austin, annoncé par un ballon au-dessus du West Mallle 10 octobre 1966 .

Il fut le sixième membre de l' Underground Press Syndicate.

Jeff (Nightbyrd) Shero rassembla un groupe d'amis militants —comprenant Gary Thiher , Alice Embree, Thorne Dreyer (1) et Carol Neiman—pour une série de réunions préparatoires. Parmi elles, Marian Vizard (2), qui décrit l'assemblée comme 

"...un groupe de personnes de beaucoup de milieux différents issues de minorités autour et au sein de l'Université du Texas. Beaucoup de ces gens étaient engagés en politique -- S.D.S. -- et commençaient à prendre conscience de la vie politiques en dehors de leurs domaines respectifs. Il y avait aussi d'autres d'autres personnes, des motards, des étudiants étrangers et d'autres encore...."

Un autre membre du groupe, Larry Freudiger, était imprimeur et possédait sa propre presse. Pour environ soixante dollars, l'aventure pouvait commencer.

Et ainsi naquit le Rag, dans une grande bâtisse, située au 2506 Nueces où vivaient entre autres Carol Neiman, Thorne Dreyer et Marianne Vizard, qui se souvient :

"Imagine, il y avait cette grande maison. Ils l’ont loué et il y avait cette grande pièce au rez de chaussée. C’est là que nous l’avons fait. C’est devenu le local de The Rag. Ils y vivaient. C’était cela le truc. Thorne, Carole et Michael Beaudette, qui était notre éditeur motard, et beaucoup d’autres gens vivaient là. Les locaux de The Rag pendant une certaine période de son histoire, si tu y vivais, tu faisais partie de l’équipe, en vertu du fait que tu en partageais l’espace. Tu étais là. c’était aussi un loyer bon marché. Beaucoup de gens vivaient là parce qu’ils aimaient être dans les environs" (3)

Les membres de The Rag se cotisèrent pour rassembler les 60$ nécessaires pour couvrir les frais de papier et d'encre des 1 000 premiers exemplaires du journal, aussitôt vendus, ce qui nécessita un second tirage de 1 500 exemplaires supplémentaires, qui seront vendus le jour suivant.

Au début, la ligne éditoriale du Rag étaient coordonnées par Thorne Dreyer et Carol Neiman, étiquettés comme “funnel” et “funnella” en lieu et place de "éditeur", terme jugé trop autoritaire Les fondateurs de The Rag décidèrent d'aller à l'encontre de la tendance de la presse underground et de destiner le journal à part égale aux communautés contre culturelles et politiques d'Austin, les considérant comme parties complémentaires d'un mouvement plus vaste pour le changement social. Dennis Fitzgerald et sa femme Judy complétaient l'équipe des permanents 

Alice Embree se souvient : (3)

"Le Rag couvrait ce qui ne l'était pas par la presse ‘straight. Des actions contre la guerre, les 13th Floor Elevators, Kenneth Threadgill au Split Rail, les singeries des Fabulous Furry Freak Brothers, le mouvement féministe naissant, et plus encore — tout cela trouvait une voix dans le Rag. Les écrivains participaient au soulèvement politique et culturel et écrivait aussi sur le sujet. . Et ils vous disaient ou trouver un dîner avec du poulet pour 35 cents( au Stallion).”

Alain Pogue, qui devint photographe "officiel" du rag de 1969 à 1977, et ancien du Vietnam explique pourquoi il a travaillé pour le journal :

“Quand j'étais soldat au Vietnam, j'ai pris conscience que les institutions religieuses, le système éducatif et la presse ne m'avaient pas dit la vérité au sujet de la guerre. Mon ignorance m'a pour ainsi dire coûté la vie. Ce que j'ai vu au Vietnam a changé mon état d'esprit, alors j'ai retenu la leçon et mis mes talents photographiques au service du Rag. Les grands médias étaient rarement capables de dire la vérité et bien qu'ils payaient mieux et étaient plus chics, le sens de la vérité du Rag m'y a fait rester jusqu'au dernier numéro" (4)

Le Rag ne fera pratiquement qu'un avec la communauté qu'il servait, en aidant à mobiliser et faire fusionner le mouvement à Austin, à la fois comme source d'informations et comme agent direct de changement. Il exercera une influence significative nationalement en devenant ce que l'historien Laurence Leamer a appelé “un des quelques journaux undergrounds légendaires”

En plus de dessins réguliers de Gilbert Shelton des Fabulous Furry Freak Brothers (5), Le Rag ouvrait ses colonnes à des artistes psychédéliques locaux comme Kerry Awn (6) et Jim Franklin (7), une sorte de critique de films européens et du tiers monde, des interviews avec des musiciens “hors-la-loi” comme Townes Van Zandt (8), sujets largement ignorés par la presse traditionnelle.

En 1969, la direction de l’Université du Texas interdit la vente de The Rag sur le campus. Pour cela, elle interdit la sollicitation commerciale, prétexte maladroit, puisqu’une telle interdiction aurait concerné tous les journaux, y compris le Daily Texan, journal de l’université. Mais le procès qui suivit n’aboutit qu’en 1978, par la reconnaissance du tribunal fédéral de la violation du Premier Amendement, garant de la liberté d’expression, date à laquelle la parution de The Rag avait cessé.

A partir de 1970, Le Rag fut à l'origine d'une pratique largement reprise depuis par les hebdomadaires alternatifs —le compte-rendu hebdomadaire des conseils municipaux d'Austin.Des écrivains comme Hunter Ellinger, Bill Meacham, Judy et Lin Smith, Daryl Janes et Peter Davis en assuraient la couverture à partir de perspectives originales dans des chroniques comme “ The City Council Report” et “City Council Circus.”

Glenn Scott et Richard Croxdale, membres du rag durant ses dernières années : 

“Les pères (et les mères) fondateurs n'auraient pas pu imaginer un procédé plus démocratique qu'une réunion de préparation d'un numéro du Rag,” se souvient Scott. “un groupe entièrement bénévole d'éditeurs et de journalistes autodidactes débattaient des questions du sexisme et de la violence dans la pornographie, de l'influence de la finance en politique et de l'engagement de la CIA au Chili —tout cela en l'espace de quelques heures. Quel sujet aurait une place, quelle place pour les Coops, pour le soutien à la Free Clinic, pour la lutte anti-apartheid , pour les Freak Brothers—tout se décidait par consensus.”

Puis vint le déclin des années 1970. Dans une interview par Susan Torian Olan (2,) Danny Schweers date la disparition du Rag à l'année 1977. Quelques mois avant sa fin, le Rag espaça sa parution, passant d'hebdomadaire à deux fois par mois, puis mensuel. Cela ne suffit pas à vaincre l'usure militante.

G ? : Il y eut une grande discussion sur le sujet de sortir deux fois par mois, parce que disaient-ils cà allait être le premier pas, tu sais....Ils avaient tout à fait raison mais personne ne pouvait continuer à sortir un hebdomadaire. Persone ne venait au journal et les gens qui y venaient en avaient marre et nous n'avions en gros aucun soutien de personne.

Alan Pogue,

"Nous avions trente personnes travaillant en même temps au journal. Quand il n'y en eut plus que douze nous sommes passés à une parution de deux fois par mois. Mais quand le nombre est descendu à huit, nous avons décidé de partir"


L'éloge funèbre parut dans le Austin American-Statesman du 9 juillet 1977

"Le Rag, un des premiers et des plus bruyants journaux "undergrounds" nationaux est apparemment mort d'une mort inaperçue avec son dernier numéro il y a trois semaines".


Lire aussi :

Nous commençons ici  Les gens appellent à la révolution : Le Pentagone est nerveux Article de Thorne Dreyer paru dans The Rag 30 Octobre 1967, Volume II, No. 3 

Ca arrive, baby : La Révolution Blanche Larry Freudiger. The Rag, Vol. 1 no. 13, Janvier 30 1967


Alice Embree dans un courrier électronique du 8 Nov 2007 m'écrit :

"The Rag a survécu à presque toute la presse underground qui avait émergé pendant les années soixante. Il était l'un des premiers, en commençant le 10 octobre 1966 et a publié son dernier numéro le 9 mai 1977.

Il fut capable d'allier la résistance politique à la résistance culturelle. Il a aussi fait face à un environnement politique évoluant rapidement.
Avec l'émergence du mouvement des femmes dans les années 70, le Rag s'adapta au rôle prédominant des femmes .
Le Rag couvrit les droits civiques et la résistance contre la guerre; puis le soulèvement Chicano, le mouvement féministe, la création des coops, le combat pour le droit des homosexuels et lesbiennes et le mouvement environnementaliste. Comme beaucoup d'organisations issues du mouvement, le Rag se focalisait sur le journalisme participatif et pas sur un "plan business" ou le salariat du personnel.. C'est le genre de journal qui peut seulement survivre dans une époque de soulèvement social - en dépendant d'un engagement bénévole à une cause.

Alors que l'agitation sociale retombait, le Rag ne changea pas pour devenir un journal commercial à succès. Le Austin Chronicle démarra, avec beaucoup de publicités et a survécu dans la ville pendant 25 ans. Les propriétaires du Chronicle mirent en place le très réussi festival de musique.

Dans le contexte actuel, les militants politiques misent sur internet. Publier est trop coûteux et trop lent. Mais cela a établi des relations interpersonnelles différentes - des gens connectés dans le cyber espace et non physiquement.

Voilà pour mes réflexions du moment. J'espère que ceux à qui j'ai fait suivre ton courrier interviendront [Thorne Dreyer (début du Rag) et Glenn Scott (Rag dernière époque)]. Donne-leur le temps.
Peace,

Alice"


novembre 2007
Mise à jour janvier 2011

 

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