Articles diggers - Berkeley Barb 

Quatre articles écrits par des diggers sous des pseudonymes en octobre et novembre 1966. et parus dans le Berkeley Barb

Source : Archives diggers Eric Noble



Burocops Proboscis Probes Digger Bag
Berkeley Barb, Oct. 21, 1966, p. 3

Les Diggers sont nés à Haight-Ashbury la nuit où Matthew Johnson a été tué à Hunter's Point.

La nuit suivante, des signes des Diggers sont apparus partout dans Haight, disant aux gens d’ignorer le couvre-feu. Le jeudi le premier des Digger Papers a fait son apparition dans les rues. Ses mots photocopiés étaient destinés à " montrer le fossé qui sépare le psychédélisme et la pensée politique radicale," a déclaré un Digger au BARB.

La rumeur a circulé que les Diggers distribueront de la nourriture gratuite dans le panhandle. Environ 75 personnes sont arrivées avec des bols, des cuillères et de la nourriture.

Lundi dernier, les autorités ont commencé à renifler dans la marmite des Diggers. Le Département de la Santé a fourré son nez dedans. On les a informé que c’était un pique nique.

Les flics ont verbalisé une voiture pour avoir deux roues sur la pelouse – pendant la distribution de nourriture.

Les Diggers nourrissent encore plus de 100 personnes par jour;, gratuitement, à 16 heures. Ils disposent maintenant de fours et de réfrigérateurs et sont à la recherche d’un toit avant que la pluie n’arrive.

A part la nourriture et les Diggers Papers, ils pourraient, disent-ils, bientôt faire quelque chose au sujet de peindre Haight-Ashbury, et au sujet des voitures qu’ils abhorrent.

JAS



Delving the Diggers
Berkeley Barb, Oct. 21, 1966, p. 3

A la recherche des Diggers

Dans l’après-midi, un peu avant 4 heures, ils descendent Ashbury, traversent Oak et se rassemblent autour d’un Eucalyptus dans le Panhandle.

Ils ont de grands yeux, portent des vêtements élimés, et des talismans autour du cou. Certains sont adolescents, la plupart ont la vingtaine, et quelques-uns approchent la quarantaine .

Ils parlent de tout, sourient à propos de tout et font ce qu’ils veulent avec la nourriture qu’ils s’apportent les uns aux autres.

Ce sont les  DIGGERS. Et tous les jours, à quatre heures, ils fournissent à tout le monde quelque chose à manger.

La première fois que je les ai remarqué, j’ai cru que c’était un pique nique. La seconde fois, j’ai cru que j’hallucinais. La troisième fois, j’ai dû m’arrêter. Et je me suis assis avec eux, mangé et découvert que je n’hallucinais pas mais que j’hallucinais.

J’ai parlé à une fille jeune, les pieds nus et des cheveux qui lui tombaient sur les épaules et dont le nom commençait par N.

"Qui sont les Diggers?"

Elle a sourit: "Je ne sais pas. Je ne suis pas une Digger. Es-tu un Digger?"

"J’encule les DIGGERS!!!, a crié un jeune gars avec une cicatrice et tout le monde a ri et l’a répété .

Je lui ai demandé à qui était la nourriture Il a dit que c’était gratuit.

"Oui, mais qui l’a donné ? A qui elle est ?"

"C’est gratuit parce que c’est à toi," a été la réponse.

Un mini bus jaune est monté sur la pelouse, les portes latérales se sont ouvertes et quelqu’un a jeté une centaine de pommes. Un hippy avec une couverture en guise de robe a commence à les jeter en l’air en criant "La nourriture comme Medium!" Un autre remplissait le tronc d’un arbre avec de la laitue. Un autre offrait une grosse botte de poireaux à un grand danois. Un autre encore enfouissait du ragoût dans un trou dans le sol et prétendait nourrir son héritahe archétypal. La plupart d’entre eux, cependant, étaient assis, mangeaient, souriaient et se donnaient des cigarettes. . Un autre mettait de la nourriture dans un trou dans le sol, clamant qu’il nourrissait son héritage archétype. La plupart d’entre eux, cependant, étaient assis, mangeaient, souriaient, et se passaient des cigarettes les uns aux autres.

Il y avait tout un assortiment de nourriture . La plupart était bonne, une partie était chaude, tout était riche. Des sacs de super marché remplis de pain frais, des cageots de salades vertes, un bidon de lait de 35 litres gardant chaud un ragoût de dinde, et des pommes recouvrant le sol.

Une voiture de patrouille a débouché du virage. Un sergent en est sorti, s’est tenu debout dans la rue et a regardé. Quelqu’un l’a invité à mangé mais il a fait non de la tête. Et, au bout d’un moment, il est parti.

Quelqu’un a commencé à joué de la harpe un autre a mis en route un magnétophone, un autre de la flûte, puis tous les bols sont devenus percussions, rythmant un chant contre ' l’Auto du Mal' , le bruit qu’elle fait, les accidents qu’elle cause, les guerres auxquelles elle participe, l’air qu’elle pollue et les monopoles qu’elle nourrit.

Les voitures se déversaient à flot dans les rues du Panhandle dans un rugissement soutenu pendant que leurs conducteurs regardaient par les vitres se demandant ce qui se passait. Quelques-uns le savaient. Ils arrêtaient et donnaient de la nourriture aux DIGGERS. Quelque fois un gâteau, quelque fois un, parfois une botte de radis. Un fermier de Carmel qui avait promis de rapporté quelque chose a filé une caisse de tomates via un ami qui se rendait en Oregon.

Il a été remercié mais prévenu avec un rire: "Si tu dois l’acheter, les DIGGERS n’en veulent pas!"

Tout le monde était relax. Les mots faisaient briller les yeux, les bouches fendues d’un sourire, les syllabes faisaient vibrer les langues et le sens était in-cohérent.

Les DIGGER PAPERS reflètent ce genre d’atmosphère. Ce sont des feuilles polycopiées, avec des mots jetés dessus que les DIGGERS distribuent une ou deux fois par semaine dans Haight Street aux environs de dix huit heures. Personne ne semble savoir qui les écrits, mais la plupart est d’accord pour dire que les DIGGERS sont derrière.

Une FEUILLE orange est intitulée COOL CRANBERRY HORSE-HAIRED MOUTH CLUTTERED WITH APPLE CORES (1) et commence ainsi "et alors j’ai souffert d’une frénésie atroce d’hypothèses évanouies." La note de bas de page signale: " En ce qui concerne l’identité et l’endroit où vivent les DIGGERS: Nous sommes heureux de vous informer que les DIGGERS ne sont pas cela."

Et le BARB également.

George Metevsky,

(1) Littéralement: une bouche cool d’airelle de crin de cheval encombrée de trognons de pomme. N.d.T





Novembre 2006
Mise à jour septembre 2009


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The Ideology of Failure
Berkeley Barb, Nov. 18, 1966, p.6

L’Idéologie de l’Echec

A partir du moment que nous commençons à appeler notre enfance, notre passé, nous cherchons à retrouver sa simplicité. Son temps au présent. Nous nous sommes flanqués dans la drogue et nous délitons la réalité en maints niveaux de jeux. Nous tournons le dos au gâchis et marchons dans les bois, mais seulement pour un temps. Un jeu est un jeu est un jeu est un jeu et nous retournons aux trottoirs silencieux - surpeuplés – coincés, avec trottoirs tendu avec nos poches pleines d'absurdités et de compromis entre lâcheté et illusion. 

Portant l’ hipstérisme sur nos manches, nous faisons de la musique avec des groupes de mercenaires qui saignent de leur l'argent tous les idiots de la rue, ou nous taillons dans du cuir des sandales à vingt dollars la paire, ou transformons des formes en art tandis qu'un psychiatre murmure à nos oreilles des formules pour une vie saine. Et on sourit tout le temps et nous empilons à la manière d’une chaîne stéréo les noms de ceux que nous avons rencontré à une fête et nous nous moquons de tous les Sanpaku qui foisonnent à l’extérieur. Nous faisons exploser le mythe de la gravité et enveloppons nos corps dans un bouclier de vinyle pour enrober nos esprits avec la conscience microcosmique de notre propre sécurité. Nous avons raffiné nos goûts afin d’exorciser nos soucis par la danse et de transformer le caractère poignant de "l’abattement" 'en ombres impersonnelles. Nous concentrons tout, vers la transcendance de la conscience quotidienne: régimes macrobiotiques, hallucinogènes, esthétique orientale et occidentale, philosophies, etc 

Notre "hippitude" salariée nous enveloppe dans la chaleur de la sécurité jusqu’à ce que nous nous masturbions dans une érection de rapacité astrale et saisissons tous les plaisirs que nous pouvons, au nom de l'Amour, toujours prompts à nous démarquer des bourgeois.
Si différence il y a, elle est mince. Les valeurs, les objectifs, les réactions et les attitudes"hip" et bourgeoises (ainsi que celles des communistes, fascistes, socialistes et monarchistes), offrent des styles différents, mais tendent vers le même but: la réussite personnelle, nationale ou raciale. "Rien ne vaut le succès".

Le Hipster, cependant, accueille l'indignation de ses alliés en se moquant de son ‘étroitesse d’esprit’ et de son aliénation par rapport aux normes sociales, à la morale et à l’apparence vestimentaire. Il est l’image parfaite de la réussite - Libéré de la vie inhibante de la conformité bourgeoise et installé dans une classe enveloppée de bonheur qui allie les plus grands plaisirs matériels avec un manque total d'engagement humaniste petit-bourgeois.
Il est haï, craint et envié. C'est un homme qui sait chanter les maux du monde, la beauté du toucher, la délicatesse des fleurs, et se revendiquer systémicide tout en tirant bénéfice de l’économie de guerre crier tout en marge des profits dans l'économie de guerre et en maintenant son confort à un niveau de consommateur de luxe.. (Oh, excusez-moi. Je vois. Il éduque les masses et son salaire n'est que accidentel - comparé aux millions de convertis qu’il ail a inspiré par son amour orchestrée. Ho, hum...)

Eh bien, quand certains d'entre nous entrent dans cette catégorie, soit par la gloire ou la fortune, nous nous regardons et nous nous rappelons la "Trouille" qui nous a poussé dans la Glue et nous réagissons. Nous pouvons ouvrir des centres pour la paix avec notre argent et contribuer à la cause de la liberté, nous pouvons nous joindre au clan des "Tout le Monde S’En Fiche"ou prendre une part du Gâteau Paddy, ou, encore, nous pouvons laisser tout tomber et retourner dans les bois, et regarder l’absurdité de faire notre truc dans le cadre d'une réalité qui peut intégrer et transformer en marchandises n’importe qui, n'importe quoi, n'importe quand. Et puis nous commencerons peut-être à comprendre que si l’on essaie pas de gouverner le monde avec amour, le monde deviendra fou et détruira tout, y compris les bois.

Alors nous resterons des marginaux. Nous ne jouerons simplement plus le jeu plus longtemps Nous retournons dans la prospère société de consommation mais refusons de consommer. Et nous faisons notre truc pour rien. En vérité, nous vivons notre protestation. Tout ce que nous faisons est gratuit parce que nous sommes des échecs Nous n’avons rien donc nous n’avons rien à perdre.

Nous ne sommes plus dupes par les pièges romantiques des marchands d’expansion de la conscience. L’amour n’est pas un concert-danse avec son et lumières à 3$ par tête. Ce n’est pas un "Free" Fair de l’Artist Liberation Front, avec des concessions pour la nourriture et la pseudo psychédélie. C’est la SF Mime Troupe jouant des Représentations Gratuites dans les parcs alors même qu’elle est écrasée par une dette étouffante de 15 000 $. C’est Arthur Lisch, sous un drapeau bleu à Hunters Point, enlevant la poussière du mémorial de Matthew Johnson en boîtes de conserves de 14 à 17 heures, tous les jours. C’est la nourriture gratuite dans le Panhandle où chacun peut faire ce qu’il veut avec la nourriture qu’ils s’apportent les uns aux autres. Cà, c’est l’amour. Et quand l’amour fait son truc, il le fait au nom de l’amour et se démarque d’avec le faux témoignage des Suceurs de Flics et des Morts Bienheureux

Faire preuve d’Amour, c’est échouer. Aimer échouer c’est l’Idéologie de l’Echec. Montrez votre Amour. Faites votre trucs. Faites-le GRATUITEMENT. Faites-le par Amour. Nous ne pouvons pas échouer. Et Mr. Jones ne saura jamais ce qui se passe ici, n’est pas Mr. Jones.

george metesky.

(1) Terme japonais signifiant littéralement "trois blancs" Il s'applique aux personnes dont on peut voir le blanc du globe oculaire entre la pupille et la paupière inférieure si le sujet regarde droit devant lui. Certains considèrent qu'il s'agit d'un signe de déséquilibre physique et spirituel


In Search of a Frame
Berkeley Barb, Nov. 25, 1966, p. 6

A la Recherche d’une Référence

On a parlé d’une révolution psychédélique.(prise de pouvoir ou retour aux sources). C’est encore à voir. Il y a peut-être un germe de révolution, à peine née, mais déjà confisquée et étouffée par les résidus du passé. Nous ne savons pas trouver un cadre de référence à l’intérieur duquel agir librement, harmonieusement et généreusement.

Ces questions ont pour but de re découvrir cette province bordée par l’enfance et le compromis, la mort et la résurrection.

Il y a une revue dans les kiosques nommé ID. Il contient une pleine page de pub pour les chaussures Bally , une pleine page par le Seigneur du Village et une jolie photo de Big Brother and the Holding Co. C’est mode, -- un organe de la révolution. Il y a des tribus d’indigènes qui ne veulent pas être photographiées parce qu’elles croient que le photographe capture leur esprit. On peut en rire, mais ils ont raison. Big Brother a eu son image volé pendant qu’ils ne regardaient pas. Quelle que soit l’implication révolutionnaire de ce groupe, elle ne menace pas le Seigneur du Village, ni Bally et ils sont tous pour. En sponsorisant la revue, les commerçants attachent l’image de la révolution à leurs produits de la même façon qu’ils y auraient attaché Loretta Young dans les années 40 ou Mickey Mantle durant les années 50.

Les Charlatans ont tourné dernièrement une pub pour un tonifiant pour les cheveux. Quelle est leur excuse pour avoir contribué à un état d’esprit déplaisant et mité, un mensonge ( les gens vous aimeront avec vos cheveux ondulés/votre haleine fraîche/vos gros nénés)? Est-ce l’argent? La notoriété? Pourquoi est-ce juste comme Jayne Mansfield. Le triptyque gloire/pouvoir/argent, toujours la même vieille histoire, guère centrale pour faire de la musique ou des colliers ou des flûtes ou tout autre acte désintéressé de militantisme ou religieux. C’est une mauvaise habitude, où est-ce que ces gars nous disent qui ils sont vraiment?

Pourquoi est-il nécessaire de payer deux dollars et demi pour aller danser? Qu’y a t’il de révolutionnaire dans cela ? Les groupes n’ont pas à rejoindre le syndicat. Les syndicats n’en ont rien à faire des consommateurs, ils ne s’intéressent qu’à leur part de gâteau. Pourquoi adhérer sinon pour avoir sa part ? Pourquoi payer la location d’une salle? Pourquoi ne pas faire pression sur la municipalité pour organiser des concerts dansant dans les quartiers, sur les parkings, GRATUITEMENT. Est-ce que Chet Helm et Bill Graham s’y opposent ? Ce serait une révolution; quelque chose de joyeux et de gratuit en Amérique.

Cela semble curieux que les premières manifestations publiques psychédéliques soient de la danse à deux billets et demi. Libération les week ends. Débarrassez-vous de votre monnaie salement matérialiste.....donnez-la moi.

Jusqu’où iront Jefferson Airplane, Grateful Dead et compagnie sinon vers de plus grands concerts, plus de publicité, des managers -- etc. jusqu’à ce qu’ils soient des ***STARS***. Où est la révolution? Les cheveux longs? Les beaux vêtements? Est-ce que nos soldats seraient différents si ils s’habillaient mode? John Wayne en fringues Carnaby St.

La réaction n’est pas la libération. Pourquoi les gamins font-ils la manche pour du fric et pas pour des tomates? Pourquoi voler de façon indiscriminée ? Pourquoi ne pas demander ce que vous voulez réellement (ou est-ce de l’argent?)? Pourquoi ne pas voler les coupables (servez-vous de votre imagination) et laisser en paix les victimes (utilisez votre instinct)?

Sommes-nous rendus au point de jouer le jeu des opposés? Si la société est A , devons-nous être anti-A ou sommes nous capables de sauter jusqu’à B ou en dehors de l’alphabet tous ensemble ? A l’heure actuelle, la scène de la rue est le contenu subliminal du capitalisme: égocentrisme, concurrence et matérialiste. La réaction envers une politique pouilleuse n’est pas une politique; la réaction à la prison de l’esprit du Communisme n’est pas le communisme; la réaction à l’idéologie merdeuse n’est pas l’idéologie... dans tous les cas la logique est observée ; on fait appel au moins imaginatif et au plus évident.

La sécurité repose dans l’imagination, en harmonie, dans la résolution des  contradictions entre savoir et action. Nous possédons un tas de savoirs, qui sont inutiles à moins de changer nos actes ou nos cadres de référence. Nous vivons dans une société structurée de façon à ne pas accepter le savoir qui lui causerait des torts et nous grandissons avec ces mêmes dichotomies. Un gentil gars comme Ralph Gleason écrit pour un organe de notre conscience contemporaine; le propriétaire de l’usine étudie le grec la nuit et donne des cours, Voerward en Afrique était un philosophe. Qu’est-ce qui, dans son savoir, l’a empêché de devenir fasciste?

Un peu en arrière du lutrin du professeur, des innocents, enfants jaunes de Dieu, sont parasités par l'idée d’un Chevrolet jaune pour Sonny. l'Amérique nous assure  qu'il n'y a aucun pied mutilé dans la boîte à gants, mais une certaine puanteur nous donne le vertige lors de vitesses élevées. Le professeur diplôme la totalité de l’industrie de guerre, y est obligé, toujours jusqu’à ce qu’il arrête. La seule façon d’ éviter le jeu est d’arrêter d’y jouer.

Le problème est de préserver la conscience humaine assez longtemps pour la changer. Nous devons reconnaître tactiquement (quoi que ce n’est pas un principe)   qu’il y a "nous" et "eux" et qu’il veulent notre peau. Ne pas le reconnaître est follement dangereux. La période du McCarthysme, comme euphémisme s’y référant, est là pour montrer clairement ce qui arrive au solitaire face à une oppression centralisée: des milliers de gens ont été tranquillement été éjectés de leur boulot pendant que leurs collègues restaient cois ou les remplaçaient dans un effort pour s’accrocher à ce qu’ils avaient. Si ils n’étaient pas restés inertes, il y aurait pu y avoir quelque chose comme une grève générale et McCarthy serait mort quelques heureuses années plus tôt. Attendez-vous à faire face à la même oppression et expression de crainte et d’humiliation que celle que tous les dissidents ont connu à travers l’histoire.

Les choses vont bien mais pourraient aller mieux. Elles ne peuvent seulement aller mieux quand nous cherchons nos propres voies et que nous découvrons quelles sont les réactions passées de mode et quelles sont celles qui sont vraies.

Les commerçants "hip" de Haight Street avec de notables exceptions (Psych shop et Phoenix) parlent de débarrasser la rue des rôdeurs (sur des voies publiques?)et des mendiants – les gamins qui font la scène, c’est sur eux qu’il faut capitaliser. "L’argent ne parle pas, elle blasphème " alors faites-le gratuitement. Faites-le pour l’amour. Cette voie est sûre.

Un autre cadre de référence: L’homme est un animal qui vit en troupeau. Ecologiquement, le troupeau est un moyen de défense. Il est aussi chaud et réconfortant dans le noir.

Zapata