Lire aussi sur ce site

La déclaration d'évolution

Lettre ouverte

Interview à Far Gone

Témoignage au procès des sept de Chicago



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Ecrits par ou au sujet de T. Leary traduits en français :

L'expérience psychédélique . Un manuel basé sur le Livre des Morts Tibétain
Par Timothy Leary,  Ralph Metzner, Richard Alpert

http://kollectiftp.lautre.net/
stup/psychona/xppsy.htm

Extrait de la Politique de l'Extase

http://kollectiftp.lautre.net/
stup/psychona/learyre.htm

Leary in the Sky with Diamonds

Synthèse des recherches de T. Leary sur les différents niveaux de conscience humains.
http://kollectiftp.lautre.net/
stup/psychona/learycirc.htm

Le site de Leary :
http://www.leary.com/

A voir également :

http://deoxy.org/leary.htm


Livres en ligne

The Psychedelic Experience (1964)

http://www.erowid.org/library/ books_online/psychedelic_ experience/psychedelic experience.shtml

The Intelligence Agents [online version] (1979)


Vidéo

Timothy Leary’s Last Trip

Un film de M.J Caroline, David Herman et OB Babbs (Fils de Ken)

On The Bus Production

Un résumé de la vie de Leary et ses adieux à Ken Kesey

Bibliographie

The Interpersonal Diagnosis of Personality (1957)

The Psychedelic Experience (1964)

Psychedelic Prayers (1966)

Start Your Own Religion (1967)

Jail Notes (1970)

High Priest (1968)

The Politics of Ecstasy (1968)

Confessions of a Hope Fiend (1973)

Neurologic (~1973)

What Does Woman Want (1976)

exo-Psychology (1977)

The Intelligence Agents (1979)

The Game of Life (1979)

Changing My Mind Among Others (1982)

Flashbacks (1983)

Chaos and Cyber Culture (1994)

Design for Dying (1997)

The Delicious Grace of Moving One's Hand. The Collected Sex Writings (1998)


Timothy Leary

22 octobre 1920 - 31 mai 1996

Biographie sommaire

 

Personnage complexe, controversé, aux multiples facettes, le nom de Timohy Leary est indissociable des années soixante aux Etats-Unis.

Cité par R. U. Sirius (1) Leary disait de lui-même, " Chacun a le Timothy Leary qu’il mérite."

Et Sirius de citer quelques traits du personnage. Entre autre : un visionnaire, un libertin, un éducateur, un ivrogne irlandais, un héros fané de la révolte des années 60, un individualiste forcené, une putain de la célébrité, un fou bienheureux, un défenseur acharné des libertés individuelles, un des philosophes les plus avisés du vingtième siècle, un bon vivant, un faible, un écrivain sous estimé, un marrant, un tragique, inspiré, corruptible, un homme à femme et l’homme à la caution la plus élevée de l’histoire humaine.

Sirius en cite trois : le Leary 1 - Le Guru de l’Acide ; Le Leary 2 – l’aventurier/ explorateur; Le Leary 3 - le Philosophe

Né à Springfield, Massachussetts., le 22 Oct.1920, Leary était le fils unique de parents d’origine irlandaise. Il s’est amusé du fait que sa conception aurait eu lieu le 17 janvier 1920, le lendemain de l’entrée en vigueur de la Prohibition, début des tentatives américaines de réguler les substances toxiques . Lorsqu’il avait treize ans, son père quitta le domicile familiale et il ne le revit que 23 ans après.

Il fit ses études au collège de Holy Cross, West Point et à l’Université d’Alabama, et dans chacune de ces institutions il connut de sérieux problèmes.

En 1944, il se marie une première fois et déménage dans la région de la baie de San Fransisco. En 1950, il obtient un doctorat en psychologie à l’Université de Californie de Berkeley où il conduit des recherches avec Frank Barron un psychologue, sur la psychothérapie et explora le champ de la  thérapie de groupe.

Il prend des champignons psilocybine pour la première fois en 1960 , lors d’un voyage au Mexique. De retour à Harvard, où il enseigne depuis 1959, il commence le Harvard Psilocybin Project, étudiant ses effets sur les humains en collaboration avec Richard Alpert et Ralph Metzner,

Un des tournants de sa vie fut en décembre 1960  lorsque Allen Ginsberg et Peter Orlovsky lui rendent visite à Newton, Massachussetts. Bien qu’il soit un vétéran des trips psychédéliques Ginsberg n’a jamais essayé la psilocybine et lorsque l’opportunité s’en présente, il la saisit. Lui et Orlovsky sont complètement emballés. Ginsberg déclare "Nous allons apprendre aux gens à arrêter de se haïr.... commencer un mouvement de paix et d’amour."

Ginsberg a des idées précises sur l’utilisation du champignon synthétique. Pour lui, cela ne concerne pas seulement la médecine. Les drogues psychédéliques détiennent l’espoir de transformer l’humanité, de la projeter dans une nouvelle ère et par conséquent, personne ne détient le droit de les tenir à l’écart du grand public.

Lorsque Aldous Huxley suggère de transformer les dirigeants du monde, Ginsberg, l’égalitariste forcené, lui, veut que tout le monde ait accès à cette substance. Son objectif est de répandre l’information le plus largement possible. Le temps était venu de mener une croisade psychédélique, et quelle meilleure place que l’Université de Harvard ! Leary semblait l’homme idéal pour la mener à bien, un personnage respecté, aux cheveux courts, bien habillé, et prenant au sérieux son rôle de scientifique.(2)

En 1962 Leary est initié au LSD par Michael Hollingshead. Il en deviendra un ardent partisan . Trop ardent. En 1963, il est renvoyé ,en même temps que Richard Alpert de Harvard. Il continue ses recherches sur les substances psychédéliques à Millbrook

Durant l’été 1965, Leary vivait avec Rosemary Woodruff, avec qui il se mariera fin 1967. Une semaine après Noël ils quittent Millbrook pour des vacances au Mexique. Lors d’une fouille de la voiture près de Laredo, Texas, la police trouve une boîte contenant de la marijuana dans les bagages de Susan, alors âgée de 18 ans. Leary s’en déclare propriétaire, ce qui lui vaudra une condamnation à 30 ans de prison et une amende de 630 000 dollars .En 1969, la Cour Suprême US annulera la condamnation pour vice de forme et la sentence sera ramenée en appel à 10 ans.

Resté en liberté pendant son appel du jugement de Laredo, Leary devient le symbole du débat sur la drogue, adulé d’un côté, détesté par l’autre. Il donne des conférences et des interviews à travers tout le pays, est invité d’honneur au Gathering of the Tribes de San Francisco et participe avec Rosemary à l’enregistrement du "Give Peace a Chance" de John Lennon et Yoko Ono. Il enregistre aussi son propre album de chants avec Jimi Hendrix, Buddy Miles, Stephen Stills et John Sebastian.

Ainsi exposé au devant de la scène, Leary devient la cible prioritaire de la campagne contre la drogue.  Richard Nixon le qualifie de "l’homme le plus dangereux" des Etats-Unis.

Les tracasseries se succèdent, sous forme de descentes de police à Millbrook que Leray quittera pour s’installer à Laguna Beach, Californie.

Le lendemain de Noël 1968, il est à nouveau arête pour possession de marijuana, cette fois avec son fils Jack et Rosemary. (Il a toujours prétendu que les joints trouvés avaient été apportés par l’officier de police procédant à la perquisition)

En janvier 1970, lors du procès, Rosemary et Jack furent mis à l’épreuve et Leary écopa d’une peine de 10 ans, avec incarcération immédiate, qualifié par le juge de menace pour la société.

A son entrée à la California State Prison de Chino, Leary fut soumis à un test, largement inspiré de ses propres travaux, et il savait comment l’utiliser pour apparaître comme normal et docile. Il fut ainsi transféré dans une prison de sécurité minimum à San Luis Obispo.

Il s’en évadera avec la complicité de la Weather Underground Organization le 13 septembre 1970 et fera sa réapparition quelques semaines plus tard, avec Rosemary, à Alger où il s’était fait offrir asile et protection par Eldridge Cleaver et d’autres membres du Black Panther Party, réfugiés là depuis une fusillade avec la police d’Oakland.

Mais Cleaver et Leary n’étaient pas sur la même longueur d’ondes et leurs relations se dégradèrent. Dans une pure tradition révolutionnaire, il fut mis aux arrêts et assigné à résidence par les BP.(3) Dans un article pour ROLLING STONE au printemps 1971, Cleaver justifia cette mesure en déclarant que  Timothy et son appétit insatiable pour le LSD , était devenu un danger pour lui-même et pour ses hôtes. Une telle consommation de drogue, expliquait Cleaver était contre productive dans l’optique d’un vrai changement révolutionnaire.  Un brin mauvais camarade, il écrivait à ceux qui considéraient Leary comme inspirateur ou même leader "nous voulons vous dire que votre dieu est mort parce que son esprit a été soufflé par l’acide." 

Leary et sa compagne poursuivent donc leur cavale qui les conduit à Genève. Ils sont bientôt arrêtés par la police suisse après une demande d’extradition des autorités américaines et libérés 6 semaines après, suite à une pétition conduite par Allen Ginsberg notamment.

Fin 1972, Leary était devenu un apatride. Rosemary l’avait quitté. Le gouvernement US faisait pression sur tous les pays prêts à lui accorder asile. La Suisse refusant de lui prolonger son permis de séjour, Leary s’envole pour l’ Afghanistan, accompagnée de sa nouvelle amie, Joanna Harcourt-Smith, où il est arrêté dès son arrivée à l’aéroport de Kaboul.

Rapatrié aux Etats-Unis, la justice lui présente l’addition : 19 chefs d’accusations, par le Comté d’Orange, dont le procureur accuse Leary d’être à la tête du plus grand trafic de drogue au monde.  

A ses deux condamnations de 10 ans de prison chacune, s’ajouta 5 ans pour évasion. On lui ajouta aussi 11 chefs d’accusations suite aux perquisitions à Millbrook. 

Le gouvernement U.S. avait réussi. Le LSD était devenu illégal et son plus ardent défenseur était derrière les barreaux.

Il en sortira en 1976. Auparavant, dès 1975, quelques méchantes rumeurs circulaient au sujet de Leary. Il parlait avec le FBI et était prêt à leur communiquer des informations au sujet de militants radicaux contre sa libération. Leary, par la suite, déclara n’avoir conduit le FBI que sur des fausses pistes et que personne n’avait été arrêté suite à ses déclarations.(3)  Mais le mal était fait et ses anciens amis, et surtout son fils Jack prirent leur distance. Jack ne le reverra que quelques mois avant sa mort.

Timothy Leary se tourne vers d’autres centres d’intérêt, en particulier l’informatique et les technologies de la communication,  dans lesquelles il voit un potentiel énorme de créativité et de menace pour les pouvoirs en place, comme avaient pu l’être les drogues psychédéliques dans les années soixante.

Peu à peu, les amis Ginsberg, Ram Dass et d’autres, reviennent. . "Quand des gens me demandent pourquoi j’aime et je respecte Timothy," déclare Ram Dass, "je leur dis que c’est parce qu’il m’a appris comment jouer avec la vie plutôt que de laisser la vie se jouer de vous."

Il meurt le 31 mai 1996 d’un cancer de la prostate,.

  Ses cendres sont éparpillés dans l’espace le 9 février 1997

(1) http://hotwired.wired.com/popfeatures/96/22/index6a.html

(2) http://www.levity.com/aciddreams/

(3) Voir à ce sujet la page (en français) http://kollectiftp.lautre.net/stup/learycleaver.htm relatant l’entretien surréaliste entre Leary et Cleaver après sa mise aux arrêts révolutionnaires (sic)

  (4) Lire à ce sujet http://www.thesmokinggun.com/leary/leary.html


Février 2006
Mise à jour: Novembre 2006



Legend Of A Mind
Moody Blues

Timothy Leary's dead.

No, no, no, no,

He's outside looking in

Timothy Leary's dead.
No, no, no, no,

He's outside looking in.

He'll fly his astral plane,

Takes you trips around the bay,

Brings you back the same day,

Timothy Leary.

Timothy Leary.

Timothy Leary's dead.

No, no, no, no,

He's outside looking in.

Timothy Leary's dead.

No, no, no, no,

He's outside looking in.

He'll fly his astral plane,

Takes you trips around the bay,

Brings you back the same day,

Timothy Leary.

Timothy Leary.

Along the coast you'll hear them boast

About a light they say that shines so clear.

So raise your glass, we'll drink a toast

To the little man who sells you thrills along the pier.

He'll take you up, he'll bring you down,

He'll plant your feet back firmly on the ground.

He flies so high, he swoops so low,

He knows exactly which way he's gonna go.

Timothy Leary.

Timothy Leary.

He'll take you up, he'll bring you down,

He'll plant your feet back on the ground.

He'll fly so high, he'll swoop so low.

Timothy Leary.

He'll fly his astral plane.

He'll take you trips around the bay.

He'll bring you back the same day.

Timothy Leary.

Timothy Leary.

Word from Folsom Prison

Extrait d’une interview donnée au New Yorker 3 Décembre 1973

Le journaliste demande à Leary si son cerveau n’a pas souffert de ses expériences sous LSD.

Réponse de Leary :

  "C’est un très mauvais signe que  cette tendance à qualifier de fou quiconque qui est en désaccord. Il y a quelques centaines d’années, on disait que vous étiez possédé par le Démon ou que vous étiez un hérétique. Il y a une vingtaine d’années, on disait que vous étiez communiste. Aujourd’hui, la méthode totalitaire très sophistiquée consiste à qualifier de fou tout dissident, s’opposant à la société,  En Russie, ils sont très cools, ils prennent leurs philosophes et leurs poètes dissidents et ne les envoient plus en Sibérie mais dans des asiles psychiatriques. Maintenant, c’est peut-être fou que d’être contre ce qui se passe aux Etats-Unis. C’est peut-être fou que d’espérer de faire quelque chose à ce sujet. Si c’est le cas, alors je suis fou. Sinon, faites-vous votre propre opinion. "